L’année 2026 s’annonce comme une période charnière pour les entreprises en matière d’énergie. Même si les marchés se sont stabilisés par rapport aux années de crise, les prix restent sous tension et la pression réglementaire continue de s’accentuer. Pour maîtriser leur budget, les entreprises doivent comprendre ce qui influence réellement les prix et anticiper les évolutions à venir. Voici un tour d’horizon clair des tendances de 2026 et des stratégies à adopter pour ne pas subir les hausses.
Le marché de l’électricité en 2026
En 2026, le prix de l’électricité demeure marqué par une forte volatilité. Plusieurs facteurs expliquent cette instabilité : les conditions climatiques qui impactent la production solaire et éolienne, les indisponibilités ponctuelles du parc nucléaire, mais aussi une demande européenne qui continue d’augmenter.
À cela s’ajoute une hausse structurelle des coûts liée au financement des réseaux et au développement des énergies renouvelables. Le TURPE 2026, qui finance notamment la modernisation du réseau électrique, entraîne une augmentation visible sur les factures, même pour les entreprises qui consomment peu.
Les mécanismes historiques comme l’ARENH connaissent également des transformations. Leur évolution modifie les prix proposés par les fournisseurs, ce qui rend les comparaisons entre offres plus complexes, mais aussi plus stratégiques.
Le gaz : un marché toujours instable
Le marché du gaz reste, en 2026, fortement dépendant de l’importation. Les tensions géopolitiques continuent de peser sur les prix, tout comme les incertitudes liées aux contrats d’approvisionnement européens.
Bien que la production de biométhane progresse, elle ne compense pas encore le volume nécessaire pour stabiliser durablement les prix. Les entreprises utilisant le gaz pour le chauffage ou pour leurs procédés industriels doivent donc se préparer à des variations importantes, particulièrement durant les mois d’hiver.
Une tendance générale à la hausse
De manière globale, les entreprises facturées au tarif catalogue risquent de voir leurs coûts grimper entre 8 % et 20 % en 2026. La majorité de ces hausses ne provient pas d’une surconsommation, mais de l’évolution des taxes, des mécanismes de marché et des options tarifaires inadaptées.
Les organisations dépourvues de stratégie d’achat ou ayant négligé la renégociation de leurs contrats sont les plus exposées. À l’inverse, celles qui ajustent régulièrement leur stratégie, via un contrat fixe ou indexé, ou via une approche mixte, limitent considérablement l’impact des fluctuations.
Quels impacts pour les entreprises ?
Pour de nombreuses structures, l’énergie représente en 2026 une part croissante des charges opérationnelles. Certaines PME industrielles voient l’électricité peser jusqu’à 12 % de leurs dépenses totales. Cette hausse affecte directement la compétitivité, particulièrement dans les secteurs à forte intensité énergétique.
Au-delà de l’effet financier, la gestion administrative devient également plus complexe. Comprendre les évolutions du TURPE, de l’ARENH, des taxes, des options tarifaires et des mécanismes de compensation nécessite du temps et une expertise spécifique.
Projections pour 2026 et stratégies à adopter
Les prévisions indiquent que les prix resteront volatils au moins jusqu’à l’hiver 2026–2027. Les périodes de tension risquent de générer des pics, notamment en cas de forte consommation hivernale ou de conditions climatiques défavorables.
Face à cette incertitude, la clé réside dans l’anticipation. La première étape consiste à réaliser une analyse de votre consommation pour identifier les potentiels leviers d’économie : puissance souscrite, répartition horaire, options tarifaires mal adaptées ou pénalités invisibles.
La renégociation des contrats reste également un levier majeur. Elle doit être engagée plusieurs mois avant l’échéance pour profiter des meilleures conditions du marché. Certaines entreprises gagnent aussi à diversifier leur approche en optant pour des offres hybrides, combinant part fixe et part indexée.
Enfin, l’intérêt pour l’autoconsommation, notamment solaire, continue de croître. Pour les entreprises consommant principalement en journée, les panneaux photovoltaïques ou les systèmes de stockage sont désormais des solutions de plus en plus rentables, surtout avec les aides encore disponibles en 2026.
Conclusion
L’année 2026 confirme que l’énergie n’est plus une simple ligne comptable mais un enjeu stratégique majeur. Les entreprises capables d’anticiper les évolutions, de renégocier leurs contrats et d’optimiser leur consommation seront celles qui préserveront leur compétitivité.
Face à la complexité du marché, un accompagnement professionnel, comme vous le propose Gee permet non seulement d’éviter les surcoûts, mais aussi d’identifier de nouvelles opportunités d’économies et d’autonomie énergétique.


